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Découvert comme nombre de séries par feu "La Cinq",
Supercopter est
né de l'amour de Donald P. Bellisario pour les
hélicoptères. L'heureux
papa de Magnum, Code Quantum ou Tequilla et
Bonetti nous convie ici aux aventures de Stringfellow
Hawke et Dominic Santini à bord de
Supercopter, sorte
de K2000 des airs. Airwolf
est cependant très différent de KITT, ne serait-ce que par son
absence
d'intelligence artificielle. Certes, c'est un bel appareil, mais il n'est au final pas plus
intelligent que le premier "Tigre" (l'hélicoptère de combat
européen) venu. Il existe
bien un épisode dans lequel il est fait allusion à une banque
mémoire interne à
Supercopter stockant les combats passés,
mais s'il devait faire une partie d'echec avec KITT, c'est la voiture de Knight
Rider qui gagnerait. Mais après tout, cela est normal.
Car même si on vient le voir, l'hélicoptère n'est pas le
héros ici.
On ne le voit d'ailleurs généralement que quelques courtes minutes
à la fin des
épisodes. Ceux qui font vraiment la série, ce sont les pilotes :
Hawke et
Santini qui forment un duo complètement opposé et
pourtant
complémentaire.
Dominic Santini (Enest Borgnine) est le propriétaire de la
société
"Santini Air". Bien plus vieux que Hawke, avec une bedaine déjà
marquée, il est
celui chargé de mettre la bonne humeur dans l'équipe. A
première vue, il est à
l'opposé totale de
ce que l'on attend du héros. Il est pourtant tout à fait apte à
piloter Supercopter et
à partir au combat quand il le faut.
Mais la figure emblématique reste sans aucun doute Stringfellow
Hawke. On
a rarement vu dans une série un personnage principal aussi sombre.
Semblant
toujours triste derrière ses lunettes, lui arracher un sourire est une
tâche quasiment
impossible. Il est toujours prêt à aider ceux qui ont des
problèmes, mais montre
difficilement de la sympathie. On ressent bien plus sa violence intérieure que
son envie d'aider. Un personnage principal à la limite de l'antipathie,
voilà qui est
assez rare.
Rajoutons aussi Michael Archangel, le patron borgne vêtu
de
blanc, et
nous avons une des équipe de choc la plus efficace mais la plus improbable
jamais
vue sur petit écran. Aucun ne semble être fait pour son rôle de
gentil combattant
au secours de la veuve et de l'orphelin. La vraie force de Supercopter, ce n'est pas
l'appareil, c'est l'atmosphère créée par les personnages.
Agréable à regarder, Airwolf ne brille pourtant pas par
l'originalité de ses
scénarios. La façon dont les épisodes sont construits montre
les
faiblesses de Supercopter. Comme partout, on sait toujours que les bons gagnent
à
la fin,
mais ici on sait aussi comment la victoire sera remportée. Au début,
tout va bien jusqu'à ce que notre équipe tombe sur une histoire
louche. Puis dans
les 5-10 dernières minutes, le méchant de service utilise un avion ou
un hélico
équipé de missile pour se faire la belle ou mener à bien son
plan. Supercopter
arrive, les appareils échangent un ou deux missiles, Supercopter tire et
atteind
l'appareil adverse qui explose. Puis tout le monde est content et rit, fin de
l'épisode. C'est classique, mais efficace. Et chaque semaine on se retrouve
devant
son écran pour voir un bombardier, un hélico ou autre appareil
volant partir en
fumée. A chaque début d'épisode, à la vue du teaser,
on croit que Supercopter va
enfin être détruit mais il n'en est jamais rien.
Supercopter comble donc ses lacunes scénaristiques par son ambiance
très
différente d'autres productions. Ici, la machine met les hommes en valeur,
et non le
contraire.
Alain
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Il existe deux périodes à la série. La plus
connue (saison 1 à 3) met
en scène Stringfellow Hawke et Dominic Santini. Mais il existe une saison 4
dans
laquelle, pour des histoires de coûts, tous les acteurs ont été
remplacés. Barry Van
Dyke et Michele Scarabelli prennent ainsi la place de nos deux pilotes en
étant
respectivement frère de Hawke et fille de Santini. Je n'ai vu qu'un seul
épisode
diffusé par hasard sur M6, mais il était intéressant de voir
que des plans entiers du
"vrai" Supercopter avaient été réutilisés pour cette
saison bas de gamme (qui fut un
échec artistique et public).
C'est à Magnum, créé aussi par
Bellisario, que
Supercopter doit son existence. C'est en effet sur le tournage de cette série
que
Donald P Bellisario s'est pris d'amour pour les hélicoptères et a
décidé de les mettre
au premier plan dans une nouvelle production.
Airwolf est en réalité un Bell
222 qui fut
légèrement modifié pour arborer le look impressionant que
nous lui connaissons.
Les naufragés du 747, vous connaissez? Et bien
un épisode de Supercopter utilise sans vergogne de nombreuses images de ce
fameux film. Voila comment produire un épisode à moindre coût!
Une info donnée par un internaute (Pierre-Yves Bilat) : du point de vue réalisme militaire cette série est désastreuse...déjà que le point de vue scénario est assez léger.. quand ce bon vieux santini reçoit l'ordre d'armer les missiles pour descendre un avion des "méchants" il presse sur le bouton Maverick (misssile anti-char) et un missile jaillit de ce qui ressemble à un pod lance-roquettes et suit l'avion pour finalement le toucher et tout faire exploser...
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